tabous dans le milieu libertin

Le milieu libertin est-il vraiment sans tabous ?

Le monde du libertinage est réputé pour son épicurisme sans faille et sa grande ouverture d’esprit. On y trouve des hommes et des femmes de tous les âges et de toutes les catégories sociales s’adonnant à toute sorte de jeu sexuel et de plaisir charnel. Mais le milieu libertin est-il réellement sans tabou et no limit tel que se le représente l’imaginaire collectif ?

La bisexualité masculine et les hétéros curieux 

Dans un club échangiste, il n’est pas rare de voir des femmes s’embrasser, se peloter et se masturber sous le regard émerveillé de la gent masculine. Personne ne se sent en danger devant ces filles ayant des rapports lesbiens. En revanche, les femmes n’ont pas l’air d’être sensibles aux rapports homosexuels entre hommes. Quant aux hommes, ils ont peut-être peur d’y laisser leur virilité… Si dans la forme, la sexualité des libertins paraît plus souple et plus exubérante que celle du commun des mortels, dans le fond, elle obéit aux mêmes injonctions et aux mêmes préjugés. Au bout du compte, le libertinage est extrêmement hétéronormé, et ce, même dans les clubs libertins parisiens.

Hommes fronts contre front

Le plaisir anal masculin

Le corps de la femme est magnifié et tous ses orifices sont source de fantasmes… Sodomiser une fille est monnaie courante chez les libertins ! L’homme est excité et la demoiselle prend son pied ! Lorsqu’il est question d’inverser la tendance, la situation se corse… Le tabou du plaisir anal masculin va de pair avec le tabou de l’homosexualité. Se faire introduire quelque chose dans le derrière signifie perdre sa place de dominant. Or, au lit, comme dans la société, il semblerait que les hommes ne soient pas encore prêts à céder leur pouvoir aux femmes… Si certains, plus décomplexés que d’autres, acceptent volontiers un doigt dans le cul pendant une fellation, pas sûr que vous voyiez une femme chevaucher un homme avec un gode ceinture !

Les transgenres et les travestis

Les transgenres et les travestis sont mal perçus par les libertins, et notamment par les hommes. Leur apparence ne correspond pas aux critères de beauté de la société et leur présence met en péril la virilité fragile des mâles alphas… Ceux qui ne se rendraient compte de rien pourraient vite crier au scandale en découvrant le pot aux roses dans les backrooms. Ce tabou dans le milieu libertin est encore une fois lié à l’atmosphère hétéronormée des clubs. Pour faire une rencontre trans, participez à une soirée libertine dédiée au transsexualisme et au travestissement. 

Les pratiques urophiles et scatophiles 

La tendance est plutôt hygiéniste dans les clubs libertins. L’urophilie se pratique parfois dans l’intimité, sous les douches, mais rarement en public. Il s’agit d’un fantasme un peu particulier, pas toujours facile à assumer. Il sera plus courant et plus acceptable de l’expérimenter durant un événement SM : se faire pisser dessus sera alors considéré comme une humiliation sexuelle excitante. La scatophilie, elle,  reste un immense tabou dans le milieu libertin et partout ailleurs. Les personnes qui apprécient mélanger sexe et matières fécales sont très minoritaires. Vous n’assisterez donc probablement jamais à des scènes de scatophilies…

Les personnes en situation de handicap

Le manque d’inclusivité touche toutes les strates de la société, jusqu’aux backrooms des clubs échangistes… L’accès à ces soirées n’est pas interdit aux handicapés – car cela serait discriminant -, toutefois, la présence de ces derniers n’est pas commune. De surcroît, l’esthétisme est roi chez les libertins. On doit être beau, sexy, désirable, donner l’impression d’appartenir à un certain standing. La différence physique liée au handicap est un tabou. Par ailleurs, les personnes handicapées risqueraient de se sentir comme des bêtes de foire. 

Les femmes poilues

L’épilation intégrale est de mise dans le libertinage ! Si cette injonction concerne aussi bien les parties intimes des femmes que celles des hommes, elle est encore plus importante chez la gent féminine. Il en est ainsi, pour se faire toucher et lécher le minou sans essuyer une mine de dégoût, on s’épile totalement. En plus de cela, on attend des libertines qu’elles se rasent les jambes et les aisselles. Les poils sont souvent rédhibitoires, pour des raisons esthétiques et d’hygiène, bien que le premier argument soit subjectif et que le second soit un tantinet fallacieux. Les normes sexuelles imposées par le porno ont peut-être également leur rôle à jouer dans cette histoire… 

Les femmes qui ont leurs règles

Les règles sont taboues aux quatre coins du globe. Le monde libertin ne fait pas exception à la règle (sans mauvais jeu de mots). Le constat est sans appel : le sang menstruel fait honte aux femmes et peur aux hommes. C’est à nouveau l’hygiène qui est en cause, à tort. Il y a aussi la crainte d’attraper une maladie sexuellement transmissible. Quand les filles ont leurs règles, elles évitent de faire une virée dans les clubs échangistes. Certaines se contentent d’accompagner leur partenaire sans rien faire, d’autres ne réalisent que des fellations.

Femme qui tient une coupe menstruelle avec une fleur rouge dedans

Les femmes enceintes

Il est connu que les hormones de grossesse augmentent le désir sexuel, mais les femmes enceintes sont pourtant absentes des partouzes. La maternité est un véritable tabou dans le milieu libertin. Elle renvoie à l’intimité, à la douceur, à l’amour et à la fragilité. Ces préoccupations pour le bébé et la mère ne sont pas vraiment dans le thème de la soirée. Les hommes éprouvent fréquemment un sentiment de malaise en entrevoyant l’image de la mère derrière celle de la libertine. Freud aurait sûrement beaucoup de choses à dire sur ce sujet… 

Les femmes candaulistes

Les rencontres candaulistes à Paris et dans les grandes villes de France ont le vent en poupe ! Le candaulisme est une pratique érotique durant laquelle un individu observe son partenaire avoir des rapports sexuels avec un autre que lui. Dans l’immense majorité des cas, c’est l’homme qui regarde son épouse prendre du plaisir. Il y a trois raisons à cela : il y a moins de femmes seules dans les clubs libertins, les couples préfèrent généralement les orgies et l’échangisme, et enfin, les désirs féminins hors normes sont tabous. En outre, en offrant son conjoint à une tierce personne, le candauliste exerce une forme de domination. Comme nous l’avons évoqué précédemment, les hommes cherchent souvent à garder le contrôle en matière de sexe !

Le côte-à-côtisme et le mélangisme

Le côte-à-côtisme consiste à coucher avec son partenaire à côté d’un couple ou d’un groupe de libertins en pleine partouze. Les côte-à-côtistes adorent regarder et être regardés, mais pas toucher ni être touchés. Ils sont dans un rapport exclusif. Les mélangistes, eux, s’adonnent aux caresses, aux fellations et aux cunnilingus avec les autres et ne pénètrent que leur conjoint. Si ces deux pratiques ne sont pas à proprement parler taboues, elles ont le don d’agacer de nombreux libertins…

Deux femmes qui boivent un cocktail assise sur le comptoir d'un bar

Le BDSM

Se faire menotter et fouetter le derrière par une domina avec des cuissardes est un fantasme très répandu, mais tabou dans le milieu libertin. On est plutôt bon élève dans les clubs échangistes. On s’envoie en l’air avec des femmes mariées, on prête son mari, on teste le triolisme ou l’orgie pour les plus folichons, mais rien de bien extrême. La croix de Saint-André fait surtout office de décoration. Le sadomasochisme est mal vu, d’autant plus lorsque ce sont les hommes qui aiment se soumettre. Si l’on souhaite expérimenter les jeux sadomasos, le mieux est de se rendre dans une soirée dédiée aux plaisirs violents. Vous trouverez de multiples événements consacrés aux rencontres BDSM à Paris.

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