Femmes qui s'embrassent sous un drapeau LGBT

Lesbienne, gay, bi, pan, asexuel, aromantique : 50 nuances de sexualité !

Les personnes LGBTQIA+ se battent au quotidien pour faire entendre leur voix et faire valoir leurs droits en lien avec leur orientation sexuelle. Si tout le monde fait la distinction entre les hétéros et les homos, d’autres formes de sexualité intermédiaires existent. Elles sont pourtant mal connues. Faisons le point sur les différentes orientations sexuelles LGBTQIA+

LGBTQIA+ : la communauté des minorités sexuelles et de genre

Ce sigle regroupe l’ensemble des individus non hétérosexuels et/ou non cisgenres. Un cisgenre, par opposition à un transgenre, se reconnaît dans l’identité de genre qui lui a été assignée à la naissance (homme ou femme). La communauté LGBTQIA+ réunit donc les personnes gays, lesbiennes, bisexuelles, transgenres, queers, intersexes et asexuelles. Le “+” a été ajouté afin d’inclure toutes les autres variantes possibles telles que pansexuel ou non-binaire par exemple.

À cause de leur minorité de genre et/ou sexuelle et des discrimination dont ils sont la cible, les LGBTQIA+ ont crée des espaces qui leur sont entièrement dédiés dans toutes les grandes villes de France. Ils peuvent ainsi faire des rencontres trans, gays ou bis plus sereinement.

Dés avec les lettres LGBTQIA+

Les gays et les lesbiennes

Les gays et les lesbiennes sont des individus homosexuels, c’est à dire qui éprouvent une attirance sexuelle et/ou amoureuse uniquement envers les personnes du même sexe ou genre qu’eux.

Le mot gay, tiré du français “gai”, est employé dans les pays anglophones depuis le XIIe siècle. Il signifie d’abord “joie” et “insouciance”. À partir du XVIIe siècle, il est associé aux plaisirs considérés comme immoraux avant de devenir synonyme de prostitution au XIXe siècle. Les homosexuels se l’approprient ensuite progressivement pour désigner les lieux de rencontre entre personnes du même sexe. Ce terme se popularise à partir des années 50 pour parler des relations homosexuelles.

Les bisexuels : un entre-deux qui dérange

Les bisexuels sont attirés par les hommes et les femmes, sans forcément avoir de préférence pour un genre plutôt qu’un autre. Il s’agit d’une orientation sexuelle très courante, tant chez l’espèce humaine que chez les animaux. Malheureusement, dans nos sociétés, la bisexualité est souvent rejetée et invisibilisée. Beaucoup d’hétéros la voient comme une forme d’homosexualité refoulée et certains homos pensent que les bisexuels n’ont pas encore fait leur coming-out gay. Il semblerait que l’on impose aux bis de choisir un camp entre celui des hétéros et celui des homos.

Visage de femmes recouverts de roses

Les pansexuels : une orientation sexuelle mal comprise

Être pansexuel, c’est ne pas donner d’importance au sexe ou au genre de son partenaire. Cette orientation sexuelle est très proche de la bisexualité et nous avons tendance à les confondre. Or, il existe bel et bien une nuance entre ces deux termes. En effet, le bisexuel est attiré par le genre ou le sexe d’une personne, qu’il soit opposé ou non au sien, tandis que le pansexuel est attiré par l’individu en lui-même, indépendamment de ses caractéristiques sexuelles ou de son genre.

Les asexuels : une non sexualité dénigrée

L’asexuel ne possède aucune attirance sexuelle pour les autres, hommes et femmes confondus. Contrairement à l’abstinence sexuelle ou le célibat, l’asexualité n’est pas un choix motivé par des croyances. Elle n’est pas non plus une maladie ou un trouble psychiatrique. Malgré tout, l’asexuel peut éprouver des sentiments amoureux envers quelqu’un et souhaiter construire une relation avec lui. Cette orientation sexuelle est difficile à vivre pour certains, car beaucoup de gens la dénigrent. 

Femmes qui font un coeur avec leur main en ombre chinoise derrière le drapeau LGBT

Les aromantiques : ceux qui ne tombent pas amoureux

L’aromantisme n’est pas une orientation sexuelle, mais une orientation romantique. Les aromatiques n’éprouvent pas de sentiments relatif à l’amour romantique ou à la passion. Exit les papillons dans le ventre ! Toutefois, cela ne signifie pas qu’ils sont dénués de sentiments. Ils peuvent ressentir de l’affection telle que la tendresse. On les associe à tort aux asexuels. Pourtant, un aromantique n’est pas forcément dénué de désir sexuel. Lorsque quelqu’un est à la fois asexuel et aromantique, on dit qu’il est aroace.

De la dépénalisation du crime de sodomie au mariage pour tous

Au XXIIIe siècle, la peine de mort contre les homosexuels est de moins en moins appliquée. En 1750, à Paris, Bruno Lenoir et Jean Diot sont surpris ensemble par un sergent, puis condamnés au bûcher. Ils demeurent les derniers homosexuels français exécutés suite à une décision de justice. Aujourd’hui, une plaque commémorative leur rend hommage au 67 rue Montorgueil. 

En 1791, le crime de sodomie est aboli. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une dépénalisation de l’homosexualité, mais plutôt d’une dépénalisation des actes sexuels non procréatifs. 

En 1942, le régime de Vichy interdit les relations sexuelles et intimes entre les personnes du même sexe si l’une d’entre elles est mineure. Cette interdiction se poursuit sous le gouvernement provisoire de 1945 et reste en vigueur jusqu’en 1982 tandis que la majorité sexuelle entre hétérosexuels est fixée à 15 ans.

Il faut attendre 2004 pour que les insultes homophobes soient enfin pénalisées par la loi et 1999 pour que les couples homosexuels puissent se mettre officiellement en concubinage et se pacser. En 2013, la légalisation du mariage entre personnes du même sexe ouvre aux homosexuels le droit à l’adoption.

Couple gay avec un bébé

Une recrudescence des actes homophobes depuis 2021

Tout comme les femmes, les LGBTQIA+ doivent faire face aux risques de discriminations et de violences qui pèsent sur eux au quotidien en raison de leur orientation sexuelle ou de leur genre. Leurs droits sont récents et fragiles. Dans certains pays, leur existence est niée, voire menacée.

En 2021, les plaintes pour les crimes et les délits contre les personnes issues de la communauté LGBTQIA+ ont augmenté de 12%. Plus d’un fait sur deux se déroule dans l’espace public et 73% des victimes sont des hommes. Le harcèlement et la violence homophobe ont lieu majoritairement en ligne et dans le cercle familial.

Les dernières avancées en faveur des minorités sexuelles

La loi bioéthique du 2 août 2021 a ouvert la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. Avant cela, les femmes, et notamment les lesbiennes, se rendaient généralement en Espagne afin de pouvoir en bénéficier.

De 1983 à 2016, les hommes homosexuels n’avaient pas la possibilité de faire des dons du sang. En 2016, le don du sang leur est autorisé pour la première fois, à condition de ne pas avoir eu de rapport sexuel depuis un an. En 2019, ce délai est ramené à quatre mois. Ce n’est que depuis le 16 mars 2022 que le don du sang est accessible à tous les Français sans délai d’abstinence, quelle que soit leur orientation sexuelle.

 

Actuellement, la communauté LGBTQIA+ continue de lutter pour le droit à la gestation pour autrui (GPA) et pour élargir l’accès à la PMA aux personnes trans.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *